1-Pourquoi faisons-nous appel au courant alternatif pour souder de l'aluminium? (haut_de_page) En courant alternatif, l'électrode change de polarité : elle est tantôt positive tantôt négative. Lorsque l'électrode de tungstène est positive, la surface est débarrassée de son oxyde d'aluminium et la plus grande partie de la chaleur dans l'arc est concentrée sur le tungstène. Lorsque l'électrode est négative, l'arc produit une pénétration importante, mais très peu de chaleur est concentrée sur le tungstène. Nous pourrions utiliser du courant continu-électrode positive (CCEP) pour souder de l'aluminium, mais il faudrait une très grosse électrode. Le courant alternatif, en permettant d'alterner entre une phase à électrode positive et une phase à électrode négative, nous permet de nettoyer la surface de l'aluminium sans utiliser une trop grosse électrode de tungstène.
2-Qu'est-ce qu'un courant haute fréquence? (haut_de_page) Il s'agit d'un courant de très faible intensité et à haute tension qui se superpose au courant de soudage principal provenant du poste de soudage. Le courant alternatif classique n'est pas très stable et l'arc tend à s'éteindre. Le courant haute fréquence aide à maintenir l'arc allumé lorsqu'il est sur le point de s'éteindre. Il facilite également l'amorçage de l'arc de soudage.
3-Quel type d'électrode de tungstène est recommandé? (haut_de_page) Pour souder de l'aluminium au moyen d'un poste de soudage plus ancien fonctionnant en courant alternatif à onde sinusoïdale, utilisez des électrodes de tungstène à l'état pur ou dopées de zirconium. Pour les postes de soudage perfectionnés fonctionnant en courant alternatif à onde carrée, comme le Miller Dynasty, servez-vous d'électrodes de tungstène cérié ou lanthane. Pour le soudage en courant continu-électrode négative (CCEN), utilisez des électrodes de tungstène thorié. Cependant, la thorine est une matière radioactive; par conséquent, si on demande une électrode de tungstène non radioactif, c'est du tungstène lanthane ou cérié qui devrait être utilisé.
4-À quelle intensité de courant devrais-je souder une épaisseur particulière de matériau? (haut_de_page) Voici une règle empirique à ce sujet : vous devez compter environ un ampère de courant pour chaque 0,001 po d'épaisseur du matériau de base.
5-Combien de temps devrait durer le débit de gaz « arc éteint »? (haut_de_page) Ce débit devrait durer une seconde pour chaque tranche de 10 ampères de courant de soudage. Donc, si vous soudez à une intensité de 150 ampères, vous devriez maintenir le débit de gaz pendant environ 15 secondes. Le tungstène devrait être luisant ou argenté après le soudage, et non pas de couleur bleue ou noire.
6-Pour le soudage TIG, est-ce que je peux utiliser d'autres gaz que l'argon? (haut_de_page) Avec de l'aluminium, on peut utiliser de l'argon ou un mélange d'argon et d'hélium comme ALTIG, le gaz Blueshield 1,2 ou 3, surtout si l'on veut obtenir des vitesses de soudage plus élevées ou souder des métaux plus épais. Avec les aciers inoxydables austénitiques de la série 300, on recommande les mélanges d'argon et d'hydrogène, tels que les gaz BlueshieldMC 11 et 12, parce qu'ils permettent des soudages plus rapides et confèrent une meilleure apparence au cordon de soudure.
7-Dans quelles circonstances devrais-je utiliser le soudage TIG de préférence au soudage MIG ou à électrode enrobée? (haut_de_page) Le soudage TIG est capable de produire des soudures de la plus haute qualité, sans projections et d'une excellente apparence; cependant, il est le plus lent des trois procédés. Le procédé MIG permet de souder des matériaux minces beaucoup plus facilement qu'avec une électrode enrobée, mais il ne se prête pas au soudage de matériaux aussi minces qu'avec le procédé TIG; de plus, il tend à produire des projections. Les postes de soudage à électrode enrobée coûtent moins cher à l'achat, mais exigent de l'habileté pour souder des matériaux minces et nécessitent plus de nettoyage en raison des projections et du laitier.
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